La mortalité en France en chiffres : variations selon le sexe, l'âge et le diplôme
Les différences de mortalité en quelques questions clés
Graphique : Quotients de mortalité par âges détaillés et sexe (2020-2022)
Quels sont les risques de décéder à chaque âge ? A quel moment de la vie la mortalité est-elle la plus basse ?
Tableau : Espérance de vie à 35 ans et 65 ans par diplôme selon le sexe (2020-2022)
Combien d’années peut-on espérer vivre après 65 ans ? Quels sont les écarts d’espérance de vie selon le milieu social ?
Quotients de mortalité par âge en 2022-2024
Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013, France inclus Mayotte à partir de 2014.
Source : Insee, statistiques de l'état civil et estimations de population.
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Ce graphique présente les quotients de mortalité, c’est-à-dire la probabilité de décéder dans l'année, par sexe et âge en France, pour toutes les personnes ayant survécu jusqu'à cet âge. On utilise les décès déclarés à chaque âge à l'état civil et la population de chaque âge estimée au premier janvier par l'Insee à partir des recensements pour calculer des taux de mortalité que l'on transforme ensuite en quotients. On a ici regroupé les estimations de trois années successives, de 2022 à 2024, pour disposer d'une précision suffisante, notamment aux âges jeunes où les décès sont devenus rares, entraînant des fluctuations aléatoires importantes. Puisque les quotients de mortalité sont des probabilités, ils varient de 0 à 1. Les probabilités sont ici présentées pour 10 000 personnes soumises au risque de décéder à chaque âge et comme elles varient considérablement (de moins de 1 décès pour 10 000 personnes vers 10 ans à 1 pour 10 vers 90 ans), on utilise une échelle logarithmique pour les représenter. La distance verticale exprime ainsi le rapport (et non la différence) entre deux valeurs : par exemple, les ordonnées de 1 à 10 sont autant espacées que celles de 10 à 100.
La probabilité de décéder à chaque âge de l'enfance est très faible après la première année, puis augmente exponentiellement à partir de 30 ans
De la naissance au premier anniversaire, la probabilité (ou risque) de décéder est aujourd'hui très faible, de l'ordre de 40 pour 10 000 et les décès de la première année sont concentrés juste après la naissance. Passé le premier anniversaire, la probabilité de décéder diminue progressivement pour atteindre un minimum entre 5 et 12 ans, lorsque le risque annuel se situe autour d'un enfant pour 10 000. Il augmente à l'adolescence pour atteindre 2 pour 10 000 chez les filles et 5 pour 10 000 chez les garçons à 20 ans. Il croît ensuite exponentiellement, d'environ 8 à 10 pour cent d'un anniversaire à l'autre, soit un doublement tous les 8-9 ans. À 100 ans, le risque atteint 3200 pour 10 000 femmes et 3800 pour 10 000 hommes. Au-delà de cet âge, les probabilités sont moins bien estimées du fait de problèmes de déclaration de l'âge dans les générations anciennes. Après 105 ans, les fluctuations annuelles sont par ailleurs considérables à cause du faible nombre de survivants, et donc de décès.
À tout âge, la probabilité de décéder est plus faible pour les femmes
À tous les âges, les hommes ont un risque de décéder plus élevé que les femmes. La surmortalité des hommes est maximale entre 20 et 30 ans avec des probabilités de décéder jusqu'à trois fois supérieures à celles des femmes. L'écart diminue ensuite progressivement avec une surmortalité masculine qui atteint 20 à 30 pour cent au-delà de 95 ans.
Source : Les données de ce graphique proviennent de l'Insee, chiffres détaillés du Bilan démographique 2024, Tableaux rétrospectif, paru le 14/01/2025.
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Espérance de vie (en années) selon le diplôme et le sexe
Champ : France
Lecture : A 65 ans, les hommes non diplômés peuvent encore espérer vivre 16,7 ans.
Source : Insee, Échantillon Démographique Permanent et état civil 2020-2022.